Ce qui vient, deuxième édition des Ateliers de Rennes – Biennale d’art contemporain se tiendra du 30 avril au 18 juillet 2010 dans plusieurs lieux à Rennes, et traitera de la pensée de l’avenir, d’après un concept de Raphaële Jeune, chargée de le mettre en œuvre avec son association Art to be.

Présentation de Cité, 2010.
http://www.lesateliersderennes.fr/edition-2010/reynald-drouhin
Reynald Drouhin expérimente et développe depuis plusieurs années une oeuvre dans le domaine des technologies numériques, de la photographie, de l’installation et de la sérigraphie. Une partie de son travail est visible sur le site Incident.net dont il est membre depuis 1996. Cette plateforme de création plastique – qui n’est pas exclusivement numérique – est un lieu d’échange et de rencontre des pratiques, où conversent et s’alimentent des esthétiques et des créations. Pour Ce qui vient, Reynald Drouhin expose Cité au Couvent des Jacobins, une sculpture en bois brûlé représentant une ville déshumanisée. Sorte d’interface virtuelle, l’oeuvre s’inscrit dans une pensée globale de construction d’une ville, et par extension d’une cité idéale, en jouant de l’ambivalence entre l’utopie et son contraire, la dystopie.

Cité, 2008-2010 (détail)

« [Que faire ? Penser ce qui vient. Le faut -il ? Et alors comment faire ? Que faire ? Et que f a ire de cet impéra tif ? Sur quel ton le prendre ? Depuis quelle hauteur ?] (…)
La question « que faire ? » a une histoire, même si elle paraît renvoyer à une nécessité de tous les jours, de tous les temps, de tous les âges et de toutes les cultures ; cette question a une histoire très aiguë, une histoire critique et cette histoire critique est une histoire moderne. La gravité de ce qui vient, mais c’est aussi la chance que ce qui vient soit vraiment ce qui vient, c’est-à-dire absolument inédit nouveau sans exemple et résistant à toute répétition possible, c’est que nous ne savons plus que faire avec la question « que faire ? », et dans sa forme et dans son contenu. Nous en héritons, mais quelque chose de cet héritage nous est soustrait, et nous avons à réinventer les conditions mêmes de cette question. »
Jacques Derrida, « Penser ce qui vient », in Derrida pour les temps à venir, sous la direction de René Major, L’autre pensée – Stock, 2007, p. 45 et 51-52.

Les « opuscules » qui forment le catalogue de Ce qui vient, publiés en amont de la manifestation au format électronique, sont autant d’étapes indépendantes et formant un tout. Les opuscules s’articulent autour des quatre axes de réflexion de Ce qui vient : Ce qui vient à nous, Ce qui devient, Ce qui survient et Ce qui vient de nous. Ils seront complétés par un cinquième opuscule iconographique.

http://www.reynalddrouhin.net/rd/pdf/ce_qui_vient_a_nous.pdf


Arts Magazine, Avril 2010, n°44, p. 15.


Arts Magazine, Mai 2010, n°45, p. 34.


Sortir, n°56, mai 2010, p. 5.


Artpress n°370, septembre 2010, p. 86-87.

Revue de presse de la biennale 2010 :
http://www.reynalddrouhin.net/pdf/presse/rdp07092010.pdf