La Barbie déformée, 2026, 5 heures 20 minutes

Ce projet vidéo naît d’une citation de Mark NAPIER où il présente la peinture et la sculpture comme des « formes d’art [qui] n’ont pas de pannes. » Cette réflexion lui vient lors de la création de son premier compte Internet, en 1995, et de la diffusion en ligne d’une de ses peintures.

Cette vidéo est composée d’un bloc de glace rétro-éclairé par une projection d’une de ses toiles de 1987 représentant une poupée Barbie et un cutter.

La fonte de la glace, lente et contemplative, est dynamisée par la lumière qui oscille entre une tendance rouge, verte et bleue. Ces couleurs créent une panne dans la projection du travail de Mark NAPIER, qui est censé être immuable car il est ici question d’une peinture.

Avec cette vidéo, j’interroge l’évolution de la nature des images, passant de matérielles à numériques. J’ai sélectionné une image numérique, accessible librement sans frontière et visible par beaucoup de personnes. Mais dans cette vidéo, l’image numérique trouve des limites spatiales (le format de la glace) et temporelles (la durée de la fonte). Une fois la glace fondue, la vie de l’image est finie, aucun retour en arrière possible. Ce n’est plus une image qui garde sa forme à travers le temps, mais une image qui s’érode et laisse sa place au vide.