Lithopolis est une cité générative construite à partir des connexions Internet.
Chaque visiteur ajoute automatiquement une nouvelle présence au territoire. Son adresse IP est traduite selon une règle fixe en un monolithe unique. Une même adresse produit toujours exactement la même forme.
La cité n’est dessinée par personne. Elle se construit au rythme des connexions, une présence après l’autre, et conserve la mémoire de leur apparition. Elle devient ainsi la mémoire spatiale d’un protocole du réseau.
Le territoire est entièrement régi par ce protocole. Les monolithes ne sont ni dessinés ni modifiés ; ils sont produits par les règles qui les engendrent. Le protocole ne se laisse pas modifier ; seuls ses phénomènes peuvent être perturbés. Une présence mouvante traverse continuellement la cité. Elle révèle l’activité du réseau, réagit au passage des visiteurs, se déforme sous leurs gestes, puis retrouve progressivement son équilibre. La structure du territoire demeure inchangée ; seules les manifestations du protocole restent sensibles aux interactions.
Lithopolis propose plusieurs lectures d’une même structure. Cartographie, paysage, architecture ou plan révèlent différentes interprétations d’un même territoire. Les données demeurent identiques ; seule leur traduction plastique évolue.
Le territoire se donne également à entendre. Chaque monolithe émet une signature sonore spatialisée dont la position correspond à sa place dans la cité. En la parcourant, le visiteur compose son propre paysage sonore, fait de présences proches ou lointaines. La perturbation possède son propre son, distinct de celui des monolithes : un bruit instable qui accompagne les variations du réseau et réagit aux interactions sans jamais modifier la structure du territoire.
L’adresse elle-même n’est jamais affichée ni transmise : seules la forme, la couleur et une localisation approximative composent le territoire.
Palette (en bas) : forme, rendu, couleur, fond, sol, nuage et vue se croisent librement ; à droite, les actions : aléatoire, rejouer, me trouver, rotation, son, plein écran, interface. Les données ne changent jamais ; seule leur lecture change.
Lithopolis is a generative city built from Internet connections.
Each visitor automatically adds a new presence to the territory. Their IP address is translated by a fixed rule into a unique monolith. The same address always produces exactly the same form.
The city is drawn by no one. It builds itself to the rhythm of connections, one presence after another, and keeps the memory of their appearance. It thus becomes the spatial memory of a network protocol.
The territory is entirely governed by this protocol. The monoliths are neither drawn nor edited; they are produced by the rules that generate them. The protocol cannot be altered; only its phenomena can be disturbed. A moving presence continuously drifts through the city. It reveals the network's activity, responds to the passage of visitors, deforms under their gestures, then gradually recovers its balance. The territory's structure remains unchanged; only the protocol's manifestations stay sensitive to interaction.
Lithopolis offers several readings of a single structure. Map, landscape, architecture or plan reveal different interpretations of the same territory. The data remains identical; only its plastic translation changes.
The territory can also be heard. Each monolith emits a spatialized sound signature whose position matches its place in the city. Moving through it, the visitor composes their own soundscape, made of near and distant presences. The perturbation has its own sound, distinct from the monoliths': an unstable noise that accompanies the network's variations and responds to interaction without ever altering the territory's structure.
The address itself is never shown or transmitted: only the form, the color and an approximate location compose the territory.
Palette (bottom): shape, render, color, background, ground, cloud and view combine freely; on the right, the actions: random, replay, find me, rotation, sound, fullscreen, interface. The data never changes; only its reading does.